Patrick Gasqui et Maude Jacquot proposent une modélisation de l’évolution de la situation sanitaire selon les pays.

RÉSUMÉ
Ce travail vise à modéliser l’allure des proportions d’individus confirmés actifs, guéris et décédés de COVID-19 dans différents pays au cours du temps. Le modèle développé semble efficace pour capter la dynamique générale des vagues épidémiques, et pour en déduire des estimations de leurs durées ainsi que des taux de décès et d’infection des populations. Plus que les prédictions obtenues, ce sont donc les variations de ces prédictions au cours du temps qui permettent d’approcher la dynamique évolutive du processus épidémique et donc d’évaluer les conséquences des mesures prises lutter contre la maladie. Dans chaque pays, le risque que l’épidémie reprenne semble important si les levées de confinement sont trop précoce au regard des dynamiques des vagues épidémiques, et ceci d’autant plus si les taux d’infection des populations sont aussi faibles que prédits. Des améliorations de notre approche sont encore nécessaires afin notamment d’évaluer et tester les différentes mesures de précaution prises dans les différents mais ce modèle présente l’avantage de pouvoir être mis en œuvre simplement, d’être évolutif et offre l’opportunité de pouvoir suivre quotidiennement l’évolution du processus épidémique.

INTRODUCTION

Suite à l’émergence du nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) dans la province de Wuhan en Chine en décembre 2019, puis à son introduction et propagation sur plusieurs continents dont l’Europe, une pandémie a été déclarée par l’OMS le 12 mars 20201 (Figure 1) .
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Figure 1 : Vagues épidémiques mondiales. Proportion des cas confirmés de Covid-19 étant cas actifs, guéris et décédés au cours du temps depuis le 22 Janvier 2020 dans le monde. La première vague correspond à la propagation du virus SARS-CoV-2 en Chine. La seconde reflète la propagation du virus dans le reste du monde, notamment en Europe et aux États-Unis. Si l’influence du climat intervient réellement sur la propagation épidémique2, comme cela a déjà été identifié pour l’effet saisonnier du virus de la grippe influenza3, on peut s’attendre à une troisième vague épidémique touchant l’hémisphère sud et notamment l’Afrique, l’Australie et l’Amérique du Sud. Ces trois vagues avaient déjà été observées lors de la pandémie de grippe espagnole en 1918 et au début de 1919.
COVID-19 : Axe Gestion de l’épidémie et déconfinement

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